La rue Cases-Nègres
/ Joseph Zobel. - Paris, Dakar : Présence africaine,
1984. - 311 p. ; 18 cm.
ISBN 2-7087-0433-8
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PATRICK CHAMOISEAU et RAPHAËL
CONFIANT : L'œuvre
populaire de Joseph Zobel sera « La rue Cases-Nègres »,
roman autobiographique, dont la cinéaste martiniquaise
Euzhan Palcy a tiré un beau film (qui obtint une distinction
au festival de Venise). José Hassam, le petit héros
de l'ouvrage, élevé sur une plantation de canne
à sucre par sa grand-mère, M'man Tine, passera
de l'émerveillement d'une enfance agreste à la
découverte des horreurs de l'exploitation des travailleurs
nègres par les Blancs créoles, puis des injustices
générées par la société coloniale
urbaine, celle de Fort-de-France où il se rend après
avoir réussi « à l'examen des bourses ».
La figure de M'man Tine est en quelque sorte l'archétype
de la mère antillaise, omniprésente, dévouée
et en fait véritable chef du foyer :
M'man Tine me rapportait toujours
quelque chose à manger. Ses compagnes de travail en faisaient
souvent la remarque, et M'man Tine disait qu'elle ne pouvait
porter quoi que ce soit à sa bouche qu'elle m'eût
réservé une part.
[…]
La rue Cases-Nègres est
[…] aussi le chant funèbre de la société
d'habitation traditionnelle, telle qu'elle a fonctionné
en Martinique pendant près de trois siècles.
« Lettres
créoles, tracées antillaises et continentales dans
la littérature 1635-1975 », p. 144
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| EXTRAIT |
Eh bien ! C'est à
croire que vraiment cette catégorie de femmes que sont
les vieilles mères noires et pauvres détiennent,
dans le cœur qui bat sous leurs haillons, comme un pouvoir de
changer la crasse en or, de rêver et de vouloir avec une
telle ferveur que, de leurs mains terreuses, suantes et vides,
peuvent éclore les réalités les plus palpables,
les plus immaculées et les plus précieuses.
p. 185
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COMPLÉMENT
BIBLIOGRAPHIQUE
- « La rue Cases-Nègres »,
Paris : J. Froissart, 1950 ; Les Quatre jeudis, 1955
- « Black Shack Alley »
translated and introduced by Keith Q. Warner with a preface
by Christian Filostrat, Washington : Three continents press,
1980
- « Les jours immobiles,
roman antillais », Fort-de-France : Imprimerie
officielle, 1946 ; Nendeln (Liechtenstein) : Kraus,
1979 ; sous le titre « Les mains pleines d'oiseaux »,
Paris : Nlles éd. latines, 1978
- « Laghia de la mort »,
Fort-de-France : Bezaudin, 1946 ; Paris, Dakar :
Présence africaine, 1978, 1996
- « Diab'là »,
Paris : Nlles éd. latines, 1947, 1975, 1989
- « La fête à
Paris », Paris : La Table ronde, 1953 ;
sous le titre « Quand la neige aura fondu »,
Paris : Éd. Caribéennes, 1979
- « Le soleil partagé »,
Paris, Dakar : Présence africaine, 1964, 1984
- « Incantation pour
un retour au pays natal », [Anduze] : chez l'auteur,
1965 ; in « Le soleil m'a dit … Œuvre
poétique », Matoury (Guyane) : Ibis Rouge,
2002
- « Et si la mer n'était
pas bleue », Paris : Éd. Caribéennes,
1982
- « Mas Badara »,
Paris : Nlles éd. latines, 1983
- « Poèmes de
moi-même », [Anduze] : chez l'auteur, 1985 ;
in « Le soleil m'a dit … Œuvre
poétique »,
Matoury (Guyane) : Ibis Rouge, 2002
- « D'amour et de silence »,
Fréjus : Librairie Prosveta, 1994 ; in « Le soleil m'a dit … Œuvre
poétique »,
Matoury (Guyane) : Ibis Rouge, 2002
- « Gertal
et autres nouvelles, suivi d'extraits du Journal [1946-2002] »,
Matoury (Guyane) : Ibis Rouge, 2002
- « Le
soleil m'a dit … Œuvre poétique »,
Matoury (Guyane) : Ibis Rouge, 2002
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| mise-à-jour : 16 août 2008 |
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