L'exil
selon Julia / Gisèle Pineau. - Paris : Librairie
générale française, 2000. - 218 p. ;
18 cm. - (Livre de Poche, 14799).
ISBN 2-253-14799-0
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Gisèle
Pineau a participé
(1999-2005) au jury du « Prix
du Livre Insulaire » d'Ouessant ; elle en
a présidé la première édition.
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NOTE DE L'ÉDITEUR : Difficile de vivre dans cette
Ile-de-France inhospitalière, au coeur des années
60, lorsqu'on est une petite Guadeloupéenne exposée
à la compassion ou à la dérision des « Blanche-Neige »,
« Charbon et Cie » ou autres appellations
pas vraiment drôles ... Gisèle a une alliée :
Julia, dite Man Ya, la grand-mère, venue en France pour
fuir les brutalités de son mari. Man Ya qui ne se résout
pas à cet ici-là de froideur et de mépris,
à ces villes bétonnées, à ces mots
indéchiffrables, à cet hiver continuel. Pour l'enfant
Man Ya sera le refuge d'amour et de sagesse ; elle lui donnera
la plus belle patrie qui soit, celle de ses mots et de sa mémoire
chantante.
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KATHLEEN GYSSELS : L'exil est à la fois ce
qui empêche la narratrice-enfant de s'intégrer dans
son groupe d'âge, et ce qui stimule son rêve jusqu'à
l'incarnation dans l'expression orale ou écrite. Il en
va ainsi pour tous les auteurs, femmes ou hommes, qui ont grandi
sur « l'Autre Bord ».
[...]
Par l'évocation de l'enfance,
par le rappel des années d'école, [...] métropolitaine
chez Pineau, l'auteur donne à comprendre l'aliénation
progressive, institutionnalisée.
[...]
L'exil a aussi ses bons côtés.
Ainsi, il dissout le conflit des générations. Man
Ya devient la meilleure amie de la narratrice. De connivence
avec la petite, [...] elle partage son imagination et, surtout,
la nourrit de ce qui lui fait défaut, à savoir
la Guadeloupe natale.
[...]
Sans la grand-mère, la
fille serait française à part entière, alors
que grâce au maternage de Man Ya, elle renforce son sentiment
d'appartenance et s'approprie un Pays de merveilles et de promesses,
de couleurs et d'odeurs, bref, un univers « immense »
et « infini dans le noir des yeux de manman ».
« L'exil selon Pineau »
in : Suzanne Crosta (dir.), Récits
de vie de l'Afrique et des Antilles, Sainte-Foy (Québec) :
Presses de l'université Laval (GRELCA), 1998
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COMPLÉMENT
BIBLIOGRAPHIQUE
- « L'exil selon Julia »,
Paris : Stock, 1996
- « La
grande drive des esprits », Paris : Le Serpent
à plumes, 1993, 1999
- « L'espérance-macadam »,
Paris : Stock, 1995 ; Librairie générale
de France (Livre de poche, 14496), 1998
- « L'âme
prêtée aux oiseaux », Paris :
Stock, 1998 ; Librairie générale de France
(Livre de poche), 2001
- « Chair
piment », Paris : Mercure de France, 2002 ;
Gallimard (Folio, 4033), 2004
- « Fleur
de Barbarie », Paris : Mercure de France,
2005
- « Mes quatre femmes », Paris : Philippe Rey, 2007
- « Morne Câpresse », Paris : Mercure de France,
2008
- « Une antique malédiction »
(chapitre de La grande drive des esprits, alors inédit)
in Le grand cri caraïbe, Le Serpent à plumes,
n° 15, 1992
- « Tourment d'Amour »
in Ecrire
la parole de nuit : la nouvelle littérature
antillaise, Paris :
Gallimard (Folio essais, 239), 1994
- « Ecrire en tant
que noire » in : Maryse Condé et Madeleine
Cottenet-Hage (dir.), Penser la créolité,
Paris : Karthala, 1995
- « Sur un morne de
Capesterre Belle-Eau » in : Bernard Magnier (éd.),
A peine plus qu'un cyclone
aux Antilles, Cognac : Le Temps qu'il fait, 1998
- « Femmes des Antilles
: traces et voix cent cinquante ans après l'abolition
de l'esclavage » avec Marie Abraham, Paris :
Stock, 1998
- Paola Ghinelli, « Entretien
avec Gisèle Pineau », in Archipels
littéraires, Montréal : Mémoire
d'encrier, 2005
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| mise-à-jour : 14 septembre 2009 |

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