Martinique / Yves
Bergeret ; ill. de Serge Saunière. - Nancy :
L'Estocade, 1995. - 44 p. : ill. ; 29 cm.
ISBN 2-910948-00-5
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La qualité du regard —
son aptitude à accueillier, le temps qui lui est accordé
— peut réduire l'écart entre deux mondes.
Yves Bergeret s'attarde autour de l'île, écoute
le volcan, l'à tue-tête des grenouilles,
les bruits de la ville, et se laisse surprendre à l'aube :
[…]
Le malheur rugit sur les échines ;
ou est-ce qu'il rit sur les écailles, sur les bras bruns
et les vieux fronts, sur les paniers délaissés
parmi les paroles habiles qui grillent sur la langue
et parmi le sel ?
p. 11
Chez Brafine
Par la porte du café ouverte
sur la grève
pénètre le sel étincelant du ciel, du large,
s'échappent le lest et la sueur des rêves,
entre le bruit furieux de la mer sous le silence bleu,
sortent la peine bruyante, le labeur acide
et serrant bien fort ses poings, la fierté,
la fierté aux profondes rides, aux vertèbres usées.
Entre par la porte du café du petit port
le souffle rauque de la mer qui piétine toute proche,
sortent par la porte aveuglante le cri des pécheurs,
la palabre des vieux hommes, le gémissement des corps
que la lumière éclatante esquinte et sauve
sur la meule des galets blancs de la grève,
rhum rouge sur un gouffre bleu.
p. 33
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COMPLÉMENT
BIBLIOGRAPHIQUE
- « Le voyage en Islande
puis ailleurs », Sainte-Adresse : Alidades, 1989
- « Les
escaliers de Noto », Sainte-Ménéhould :
L'Abécédaire, 1997
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| mise-à-jour : 27 janvier 2006 |

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