Œuvres romanesques
/ Denis Diderot ; texte établi avec présentation
et notes par Henri Bénac. - Paris : Garnier frères,
1962. - XXX-906 p.-[4] pl. ; 19 cm. - (Classiques
Garnier).
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Avec le personnage de Cyclophile
— citoyen d'une île où « les
insulaires n'étaient point faits comme on l'est ailleurs » —
Diderot se donne l'occasion d'une longue digression sur le « secret
de bien assortir les époux » ; on
peut y voir une parodie drolatique des pages de Thomas
More sur ce même thème : « Le
choix d'un conjoint comporte chez eux une coutume absurde à
nos yeux et des plus risibles, mais qu'ils observent avec le
plus grand sérieux ».
L'épidode, traité
sur deux chapitres (XVIII et XIX), n'a ni les ambitions ni la
portée, du Supplément au
voyage de Bougainville, mais Diderot expérimente un
procédé et amorce une réflexion 1.
- Les bijoux indiscrets paraissent en 1748, le Supplément
en 1773.
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| EXTRAIT |
J'aime à la folie les
insulaires dont il est question dans ce précieux journal ;
ils appellent tout par leur nom ; la langue en est plus
simple, et la notion des choses honnêtes ou malhonnêtes
beaucoup mieux déterminée …
Mirzoza
Là, les femmes sont-elles
vêtues ? …
Mangogul
Assurément ; mais
ce n'est point par décence, c'est par coquetterie :
elles se couvrent pour irriter le désir et la curiosité …
Mirzoza
Et cela vous paraît tout
à fait conforme aux bonnes mœurs ?
Mangogul
Assurément …
Mirzoza
Je m'en doutais.
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COMPLÉMENT
BIBLIOGRAPHIQUE
- « Les bijoux indiscrets »
éd. par Jacques Rustin, Paris : Gallimard (Folio,
1343), 1981
- « Les bijoux indiscrets »
éd. par Antoine Adam, Paris : Flammarion (GF, 192),
1993
- « Les bijoux indiscrets »
éd. par Colas Duflo, Arles : Actes sud (Babel, 156),
1995
- « Les bijoux indiscrets »,
Paris : Bookking international (Classiques français),
1996
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| mise-à-jour : 14 avril 2005 |
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