1ère édition du Prix du Livre Insulaire
(Ouessant 1999)
ouvrage en compétition |
Corsica, l'itinéraire
des rives et des monts / Kenneth White ; trad. de l'anglais
par Marie-Claude White. - Ajaccio : La Marge, 1998. - 103 p. ;
21 cm. - (San Benedetto).
ISBN 2-86523-134-8
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Franco-Écossais ou Scoto-Français,
Kenneth White se sent surtout européen, tout en ne négligeant
rien des énergies ou des signes qui lui viennent d'ailleurs,
notamment de l'Amérique, d'Asie, et d'Océanie.
Une escale en Corse s'imposait ;
là, entre mer et montagne, s'enchaînent les rencontres :
Sénèque 1 et Boswell 2, mais
aussi Paul Valéry — écrivain corse
—, un botaniste, Dominique Cervoni navigateur ami
de Conrad 3, d'autres encore, tous précieux intercesseurs.
- Cf. Sénèque, « Lettres
de Corse », Ajaccio : La Marge, 1996
- Cf. James Boswell, « L'île de Corse, journal d'un
voyage », Paris : Hermann : 1991 ;
« En défense
des valeureux Corses », Monaco : Anatolia
/ Éd. du Rocher, 2002 ; Francis Aïqui, « Paoli,
Boswell, Bonaparte : trois hommes et des révolutions »,
Ajaccio : La Marge, 1991
- Cf. Joseph Conrad, « Le Tremolino », in Le miroir de la mer, Paris : Gallimard (Folio, 4760), 2008
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NOTE DE L'ÉDITEUR : Quand Kenneth White, « nomade
intellectuel », voyage, il se passe beaucoup de choses.
D'abord, le territoire en question se révèle dans
toutes ses dimensions, y compris celles sur lesquelles on met
difficilement un nom. Ensuite, sans en avoir l'air, ce poète-du-monde
vous livre toute une conception de la littérature, toute
une philosophie de la vie. En Corse, White fait une lecture de
la nature, de la culture, de la politique du pays. […] Et à
travers des conversations ici et là, il pénètre
dans la psychologie complexe de l'espace insulaire. Pour White,
la Corse n'est en fin de compte pas un problème, ni une
curiosité, c'est un microcosme. Quant au livre, est-il
nouvelle (éclatée), livre de voyage (radical),
essai (extravagant) ou poème (du monde) ? Sans doute
tout cela à la fois, et autre chose encore. La poétique
(géopoétique) de White consiste, justement, à
proposer à l'écriture des cheminements inédits,
afin de mieux révéler le monde, afin de mieux dégager,
pour l'existence humaine sur terre, le champ du possible.
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| EXTRAIT |
Mon idée, c'est que l'île
peut être tout bénéfice. C'est un espace
que l'esprit peut appréhender, je veux dire qu'on peut
le concevoir comme un tout, comme une entité vivante —
ce qui n'est guère possible pour tout un continent. Cet
esprit verra aussi l'île comme un lieu de concentration.
Et puisque toute les îles ont en commun certains caractères,
en particulier la présence des côtes, il leur est
facile de passer du local au global et d'atteindre à une
sorte de conscience cosmique, qui n'est ni isolement et enfermement,
ni universalité abstraite.
pp. 24-25
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COMPLÉMENT
BIBLIOGRAPHIQUE
- « Atlantica », Paris : Grasset, 1986
- « Parvenir à
la béatitude », in Riccardo Pineri (dir.),
Paul Gauguin, héritage
et confrontations, Actes du colloque international organisé
les 6, 7 et 8 mars 2003 par l'Université de la Polynésie
française, Papeete : Éd. Le Motu, 2003
- « Le rôdeur
des confins », Paris : Albin Michel, 2006
- « Un monde ouvert, anthologie personnelle », Paris : Gallimard (Poésie, 425), 2007
- « Les archives du littoral », Paris : Mercure de France, 2011
- « La carte de Guido : un pélerinage européen », Paris : Albin Michel, 2011
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| mise-à-jour : 28 février 2011 |

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