CORSE MATIN, 5 septembre 1998 : Entre catalogue d'exposition(s) et journal
polyphonique d'une création vécue dans l'enthousiasme,
ce petit livre d'art et de mots est la trace, légère,
quasi aérienne, mais unique et précieuse du passage
en Corse d'Hervé Di Rosa.
[…]
Le lecteur trouvera, sous des
formes diverses, le récit de plusieurs rencontres : Di
Rosa et tout un pays, de pierre, de chair et de sang ; Di
Rosa et l'art de la fresque en Corse ; Di Rosa et de
nouveaux amis — dont Henri Orenga de Gaffory, chaleureux
comme le soleil que le peintre fit entrer un jour dans sa cave,
à Patrimonio.
Il convient de saluer le beau
texte de Jérôme Camilly (« Bouche fine
et Tête d'anchois ») ainsi que le propos de
Maddalena Rodriguez-Antionnoti, peintre elle-même, à
qui on laissera le dernier mot : « A
quoi bon des artistes dans le dangereux vacillement du
monde ? sinon pour fonder ce qui sourd depuis toujours :
l'art demeure cette unique certitude que l'homme n'est
pas seulement capable de meurtre ou de profit
éhonté, qu'il n'a pas toutes ses origines du
côté du désespoir … ».
Dominique Mondoloni