Andrea Camilleri

L'opéra de Vigàta, trad. de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani

Métailié

Paris, 1999

bibliothèque insulaire
 
Méditerranée
parutions 1999
1ère édition du Prix du Livre Insulaire (Ouessant 1999)
Grand Prix des îles du Ponant
L'opéra de Vigàta / Andrea Camilleri ; traduit de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani avec l'aide de Maruzza Loria. - Paris : Éd. Métailié, 1999. - 224 p. ; 22 cm.
ISBN 2-86424-301-6

NOTE DE L'ÉDITEUR : Vers 1875, à Vigàta, en Sicile, pour l'inauguration du nouveau théâtre, le préfet dresse contre lui tous les habitants en imposant la représentation d'un obscur opéra, Le Brasseur de Preston. Son obstination de Milanais, représentant d'un État étranger aux déraisons siciliennes, met en branle un enchaînement de passions publiques et privées qui aboutit d'abord au fiasco cataclysmique du spectacle, puis à l'incendie du théâtre.

Des personnages hauts en couleur dans une histoire riche en mystères et où l'on s'achemine, à travers les orgies du rire et les injustices sociales, d'explosions érotiques en égorgements, vers une fin à l'image même d'une Sicile où la farce, inlassablement, s'accouple à la tragédie.

Camilleri trace son propre sillon dans un genre que Sciascia a porté à des sommets : le récit historique à trame policière, bâti à partir d'un fait divers ayant laissé dans les archives une trace, souvent ténue, énigmatique, mais toujours assez forte pour donner son essor à l'imagination.

M. Abescat, Le Monde

SERGE QUADRUPPANI : […]

L'Opéra de Vigàta, (en italien Il birraio di Preston), appartient à la série des romans de Camilleri qui se rapprochent le plus de ceux de son ami Sciascia : partant d'un fait divers du XIXe siècle exhumé des archives, il reconstruit la tragi-comédie d'une société où la permanence des modes de vie et de domination siciliens s'affirme contre les modèles importés du Nord. Ces derniers sont ici représentés par différents personnages, le préfet florentin, le questeur milanais, le révolutionnaire romain, pour lesquels il a fallu à chaque fois trouver des solutions différentes, puisque l'auteur les fait chacun parler dans leur langue propre.

[…]

Note du traducteur, p. 8

EXTRAIT

Chez nous, en Sicile, parler latin signifie parler clairement.
— Et quand vous voulez parler de manière obscure ?
— Nous parlons en sicilien, Excellence.

p. 41

COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • « Il birraio di Preston », Palerme : Sellerio, 1995
  • « L'opéra de Vigàta », Paris : Le Seuil (Points, 874), 2001
     
  • « La forme de l'eau », Paris : Fleuve noir, 1998
  • « Chien de faïence », Paris : Fleuve noir , 1999
  • « Un mois avec Montalbano », Paris : Fleuve noir , 1999
  • « Le coup du cavalier », Paris : Métailié, 2000
  • « Le voleur de goûter », Paris : Fleuve noir, 2000 ; Pocket, 2002
  • « La saison de la chasse », Paris : Fayard, 2001
  • « La démission de Montalbano », Paris : Fleuve noir, 2001
  • « La voix du violon », Paris : Fleuve noir, 2001
  • « La disparition de Judas », Paris : Métailié, 2002
  • « L'excursion à Tindari », Paris : Fleuve noir, 2002 ; Presses pocket, 2004
  • « Un filet de fumée », Paris : Fayard, 2002
  • « L'odeur de la nuit », Paris : Fleuve noir, 2003
  • « Le roi Zosimo », Paris : Fayard, 2003
  • « La peur de Montalbano », Paris : Fleuve noir, 2004
  • « La pension Eva », Paris : Fayard, 2007
  • « Privé de titre », Paris : Fayard, 2007
  • « Petits récits au jour le jour », Paris : Fayard, 2008
  • « Le tailleur gris », Paris : Métailié, 2009

mise-à-jour : 2 octobre 2009

Andrea Camilleri
Sauvons le Val di Noto !
Le Monde • 15 juin 2007
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