La forme de l'eau
/ Andrea Camilleri ; trad. de l'italien (Sicile) et préfacé
par Serge Quadruppani avec l'aide de Maruzza Loria. - Paris :
Fleuve noir, 1998. - 223 p. ; 18 cm. - (Fleuve
noir, 49).
ISBN 2-265-06337-1
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Un aperçu du quotidien,
sur les traces d'un commissaire de police dans la province d'Agrigente,
où la langue — et la vie qui l'inspire — peuvent
encore réserver des surprises, et jusqu'aux habitants
du nord de l'île.
La préface de Serge Quadruppani,
qui a traduit le roman en français, est riche d'enseignements
sur la Sicile, sur les Siciliens et sur leur langue …
et sur Andrea Camilleri :
Un matin qu'il méditait
à l'ombre dans une chaise longue sur son terrain de Porto
Empedocle, non loin d'une source qu'il venait de découvrir,
il aperçut un paysan qui y trempait un seau. D'un bond,
il se leva, pensa : « Ce type prend de l'eau
dans ma source ? Je le tue ! » Est-il besoin
de préciser qu'Andrea Camilleri est un citoyen respectueux
des lois et tout à l'opposé d'un sanguinaire ?
Simplement le génie sicilien c'est aussi cela : les
réflexes profondément ancrés dans la chair
et dans la terre, c'est tout un, d'un peuple qui, depuis deux
millénaires que des pouvoirs étrangers le dominent,
a appris à vivre avec, à côté, au-dessous
de ces pouvoirs —
à se fondre, s'identifier à eux, jamais. (pp. 19-20)
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| EXTRAIT |
Il changea de chaîne. Sur
Retelibera, la voix de l'opposition de gauche, il y avait
Nicolò Zito, l'éditorialiste le plus influent,
qui expliquait également comment, zara zabara pour
le dire en dialecte ou mutatis mutandis pour l'exprimer
en latin, dans l'île, et dans la province de Montelusa
en particulier, rien ne s'accélérait jamais, même
si le baromètre annonçait la tempête. Il
cita, et le coup fut facile, la phrase de Salina : « Tout
changer pour ne rien changer » et conclut que Luparello
et Cardamome, c'était bonnet blanc et blanc bonnet, le
bonnetier s'appelant maître Rizzo.
p. 108
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COMPLÉMENT
BIBLIOGRAPHIQUE
- « La forma dell'acqua », Palermo : Sellerio, 1994
- « La forme de
l'eau », Paris : Fleuve noir (Noir), 2000 ;
Paris : Pocket (Pocket, 11264), 2001
- « Chien de faïence »,
Paris : Fleuve noir , 1999
- « Un
mois avec Montalbano », Paris : Fleuve
noir , 1999
- « L'opéra de Vigàta »,
Paris : Métailié, 1999
- « Le
coup du cavalier », Paris : Métailié,
2000
- « Le voleur de goûter »,
Paris : Fleuve noir, 2000 ; Pocket, 2002
- « La saison de la
chasse », Paris : Fayard, 2001
- « La démission
de Montalbano », Paris : Fleuve noir, 2001
- « La voix du violon »,
Paris : Fleuve noir, 2001
- « La
disparition de Judas », Paris : Métailié,
2002
- « L'excursion à
Tindari », Paris : Fleuve noir, 2002 ; Presses
pocket, 2004
- « Un
filet de fumée », Paris : Fayard,
2002
- « L'odeur de la nuit »,
Paris : Fleuve noir, 2003
- « Le roi Zosimo »,
Paris : Fayard, 2003
- « La
peur de Montalbano », Paris : Fleuve noir,
2004
- « La pension Eva », Paris : Fayard, 2007
- « Privé de titre », Paris : Fayard, 2007
- « Petits récits au jour le jour », Paris : Fayard, 2008
- « Le tailleur gris », Paris : Métailié, 2009
- Marcello Sorgis, « Quelque chose me dit que …
Entretiens avec Andrea Camilleri », Paris :
Fayard, 2002
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