Lumière
de Paris et de Nouvelle-Calédonie : le phare
Amédée / Vincent Guigueno et Valérie Vattier. -
Bonsecours : Point de vues ; Nouméa :
Musée de l'histoire maritime de Nouvelle-Calédonie, 2010.
- 137 p. : ill. ; 36 cm. ISBN 978-2-915548-37-2
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NOTE DE L'ÉDITEUR
: Valérie Vattier et Vincent Guigueno proposent une visite
guidée d’un haut-lieu touristique de
Nouvelle-Calédonie : le Phare Amédée, un
phare d’exception, de par son incroyable histoire, son site et
son architecture. Cet ouvrage raconte l’histoire de cet
édifice pas comme les autres, le chantier, l’îlot,
les gardiens, et les missions de ce phare français du bout du
monde.
Cette tour métallique de 45 mètres,
l’une des plus hautes dans sa catégorie, est un monument
historique emblématique de la
Nouvelle-Calédonie … Imaginé, construit,
assemblé à Paris (les entrepreneurs français
contrôlent alors le marché mondial des phares) le phare
est démonté et transporté en pièces
détachées, au loin, en Nouvelle-Calédonie. La tour
est alors remontée tel un Meccano sur un îlot de la
barrière de corail qui protège le lagon.
C’est une invitation à un voyage au XIXe
siècle, siècle où l’architecture
métallique s’épanouit, les
ingénieurs-architectes ont l’ambition d’embrasser
le progrès des sciences et des techniques, les constructions des
phares se multiplient sur toutes les mers du monde.
Considéré comme une prouesse technique, la maquette et
les plans sont présentés à l’exposition
universelle de Londres en 1862. Sa tour jumelle bretonne des
Roches-Douvres est visible à l’exposition universelle de
1867 à Paris.
Phare d’exception, le Phare
Amédée a été source de très nombreux
documents d’archives parfois inédits, lettres, cartes,
plans, photographies dont cette publication s’est largement
nourrie.
Cet ouvrage a reçu le Grand Prix des îles du Ponant lors du 12e Salon International du Livre Insulaire de Ouessant en 2010.
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| SOMMAIRE |
L'arrivée
I. Genèse d'un phare
- Aux origines d'Amédée
- Améd(é)e 1
- Vers une politique de sécurité maritime
- Un regard vers l'Australie
II. Chronique d'une décision
- La politique des phares en métropole en 1860
- Eclairer les colonies
- Le choix d'Amédée
III. Léonce Reynaud, un homme de fer
- Léonce Reynaud et le Service des phares
- Construire au loin
- Construire en fer
IV. Une tour Eiffel dans le Pacifique ?
- Une tour en fer de quarante-cinq mètres
- François Rigolet, constructeur d'Amédée
- Ce qu'Amédée aurait pu être …
V. Le Paris des phares
- Lepaute opticien d'Amédée
- Paris, capitale des phares
- Un problème (en non une erreur …) de logistique
VI. Une île en chantier
- Stanislas Bertin, ingénieur colonial
- Récit d'un chantier
- La vie d'une petite colonie
- Bertin, informateur et ethnologue
- Les fêtes du gouverneur
VII. Une île habitée, un phare visité
- Les gardiens du feu
- Un phare en réseau
- L'île des veilleurs
- Les visiteurs du phare
La visite
Sources et bibliographie
- Sur
les premiers relevés hydrographiques (1858-1859), l'îlot
où sera érigé le phare est nommé Amède, ce qui selon l'historien Georges Pisier « serait la transcription phonétique d'Améré, un nom de l'aire coutumière Djubeau-Kapone signifiant circulation, courant d'eau ou tourbillon »
(p. 31) ; les auteurs précisent les raisons purement
anecdotiques pour lesquelles on est ensuite passé d'Amède à Amédée,
occultant le lien qui rattachait l'îlot à la
mémoire des premières populations côtières.
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COMPLÉMENT
BIBLIOGRAPHIQUE
- Vincent Guigueno, « Au service des
phares : la signalisation maritime en France, XIXe-XXe siècles »,
Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2002
- Vincent Guigueno et Frank Guillaume, « Vers le phare », Rennes : Terre de brume, 2001
- Vincent Guigueno, « Jean Epstein, cinéaste des îles Ouessant, Sein, Hoëdic, Belle-Île », Paris : Éd. Jean-Michel Place (Histoire figurée), 2003
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| mise-à-jour : 4 octobre 2011 |
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