L'adieu aux îles
/ Hervé Jaouen. - Paris : Gallimard, 1999. - 272 p. ;
18 cm. - (Folio, 3151).
ISBN 2-07-040702-0
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Hervé
Jaouen a participé
au 7ème Salon du Livre
Insulaire (Ouessant,
24-28 août 2005)
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NOTE DE L'ÉDITEUR : Tante Marjorie est morte de chagrin.
L'Oncle l'a assassinée à petit feu. L'arme du crime ?
Les turpitudes et l'abjection, l'infamie et la bassesse, qui
ne laissent aucune trace, sinon dans le cœur de la victime et
dans la mémoire des témoins.
Se sentant coupable d'avoir été
un temps lui aussi séduit par l'Oncle, Will se souvient.
Il écoute tante Marjorie raconter ses îles, Saint-Pierre-et-Miquelon,
le paradis de son enfance. Il y mêle le récit de
la descente aux enfers d'une femme amoureuse et observe, fasciné,
la lente déchéance du monstre veuf de son jouet.
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ARMOR MAGAZINE, juillet 1986 : Après s'être fait un
nom dans la littérature policière, Hervé
Jaouen change de genre et se lance dans le roman psychologique.
Il y réussit fort bien et son « Adieu aux îles »
est solidement bâti, écrit avec talent.
Cela commence bien par un meurtre
— on ne perd pas ses bonnes habitudes d'un seul
coup — mais un meurtre purement moral. Le mari de Tante
Marjorie ne l'a pas assassinée matériellement,
mais a provoqué sa mort, à force de l'avilir
et de l'asservir.
Née dans les îles
de neige de Saint-Pierre et Miquelon et émigrée vers ses
vingt ans en métropole, Marjorie racontait sa vie à son
neveu — plus exactement au mari de sa nièce —
Will, le narrateur. Sa vie heureuse dans ses chères îles
et ses misères sur le continent. La guerre et l'occupation
étaient venues et, à la libération, elle
s'était laissée séduire par un bel et avantageux
chef de la Résistance. Ils s'étaient mariés
et c'est alors seulement qu'elle avait découvert
quel être abject et vulgaire il était.
[…]
Ce récit poignant est
fort bien raconté, dans un style qui fait penser
à des rafales de mitraillette, sans ponctuation
et en passant sans prévenir, au cours de la même
phrase, des propos d'un personnage à ceux d'un autre.
Curieux, mais souvent assez heureux, assez accrocheur.
Yann Brekilien
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COMPLÉMENT
BIBLIOGRAPHIQUE
- « L'adieu aux îles »,
Paris : Éd. Mazarine, 1986
- « Journal d'Irlande,
1977-1983, 1984-1989 », Quimper : Calligrammes,
1985 ; Rennes : Éd. Ouest-France, 1990, 2002
- « Connemara
queen », Paris : Denoël, 1990 ;
Gallimard (Folio, 2483), 1993 ; Gallimard (Folio policier,
51), 1999
- « Hôpital
souterrain », Paris : Denoël, 1990 ;
Gallimard (Folio), 1992 ; Gallimard (Folio policier, 137),
2000
- « L'Irlande »
photographies de Bruno Ravalard, Rennes : Éd. Ouest-France
(Aimer), 1992
- « Chroniques irlandaises »,
Rennes : Éd. Ouest-France, 1995, 2002
- « Le
Cahier noir », Paris : Gallimard (Page noire),
1999
- « La
cocaïne des tourbières : notes de voyage en
Irlande, mai 1995-juillet 1999 », Rennes :
Éd. Ouest-France, 2000, 2002
- « L'adieu
au Connemara », Paris : Presses de la Cité,
2003 ; Pocket (Pocket, 12069), 2005
- « Suite irlandaise, 2000-2007 », Paris : Presses de la Cité, 2008
- Georges Dussaud, « Variations
sur un temps incertain » texte d'Hervé Jaouen,
Rennes : Apogée (Terre celte), 1995
- Liam O'Flaherty, « L'assassin »
trad. de l'anglais et présenté par Hervé
Jaouen, Paris : J. Losfeld, 1994 ; Payot et Rivages
(Rivages noir, 247), 1996
- Pierre Josse & Bernard Pouchèle,
« Deux vagabonds en
Irlande » préface d'Hervé Jaouen,
Rennes : Terre de brume, 1998
- Nutan, « L'éternel
irlandais » textes d'Hervé Jaouen, Paris :
Éd. du Chêne, 2003
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| mise-à-jour : 4 novembre 2008 |

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