Nouveaux
poèmes jusqu'en terres palestiniennes / Sambaouma A. Nassar. -
Moroni (Comores) : Komedit, 2011. - 50 p. ; 20 cm. ISBN 978-2-914564-76-2
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Après l'errance du poète dans le sillage de Rimbaud : « cent
fois je me suis redressé sur l'écume des
flots ! / Et maintenant je poursuis ma route cahoteuse sans
boussole ni carte » (p. 21), Sambaouna A. Nassar donne à entendre Le Chant du passeur : « De
Maore aux îles sœurs et vice versa / je fais passer
les hommes pressés / et tout un attirail d'objets
volés ! » (p. 33). Un Poème palestinien clôt
le recueil : « Aux Palestiniens le baiser de
Juda. / Aux Palestiniens maintenant la couronne
d'épines. / Aux Palestiniens le chemin de croix et le
Golgotha » (p. 50).
Trois
expressions d'une insularité vécue douloureusement
— solitude du poète en quête d'horizons à la
hauteur de son rêve ; tragédie de l'archipel
démembré où trop de vies se perdent
silencieusement dans le bras de mer qui sépare Anjouan de
Mayotte ; impuissance du cri face au mur qui encercle la
Palestine : « le poème ne fait
qu'essayer. / Mes amis, essayons avec lui de décrire aux
yeux du monde / ce qui se passe là-bas, en terres
palestiniennes » (p. 45).
« Essayons toujours. Essayons encore, essayons. Le poème ne peut qu'essayer face au silence (…). » (p. 43)
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| EXTRAIT |
Ici et là des hommes en képi sont sur mes talons parce que je fais passer les gens d'une rive à l'autre du même pays !
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J'ai vu tant des cadavres de clandestins en mer que si on les rassemblait tous, de stupeur le monde reculerait !
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Bahati voulait connaître ses grands-parents de Maore pauvre fille naïve et son baluchon, elle disait y a plus de mur de Berlin !
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Moi j'allais demander qu'est-ce qu'un mur de Berlin et si elle croyait que Maore c'est les Comores, une lame haute comme un mur a tranché !
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Lu dans la presse « On
ne comprend pas la joie de ceux qui fêtent la chute du Mur de
Berlin, mais se perdent en conjectures navrées face au Mur
qu'Israël érige en Cisjordanie, ou face au génocide
silencieux qui se déroule quotidiennement entre Anjouan et
Mayotte. » — L'Archipel, N° 237, 21 novembre 2009
p. 38 |
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COMPLÉMENT
BIBLIOGRAPHIQUE
- « Poèmes parlés en marge du jour », Moroni (Comores) : Komedit, 2005
- « Poèmes des illusions perdues », Moroni (Comores) : Komedit, 2009
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| mise-à-jour : 8 avril 2011 |

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