Je suis dans les
mers du Sud / Jean-Luc Coatalem. - Paris : Grasset, 2001.
- 320 p. ; 21 cm.
ISBN 2-246-58561-9
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| Jean-Luc Coatalem a présidé le jury du 9ème Prix du Livre Insulaire d'Ouessant |
NOTE DE L'ÉDITEUR : C'est le cliché sépia
d'une anglo-polynésienne, achetée aux enchères
par l'auteur, qui le pousse à partir, soudain, sur les
traces de Paul Gauguin. Qui était cette jolie vahiné ?
Et surtout, pour quelle raison l'artiste peignit-il le visage
cireux de son fils, Aristide, dit Atiti, le jour de sa mort à
Papeete ? Quel écho intime ce tableau éveille-t-il
chez Jean-Luc Coatalem, qui comme Gauguin connut la Bretagne
et les archipels de Polynésie ?
Commence alors une traque, méticuleuse,
réaliste mais fulgurante, où l'on comprendra que
Gauguin, petit-fils de Flora Tristan, « Inca »
halluciné, « Péruvien à la bourse
plate », fuit la réalité pour se trouver
lui-même, renverse tous les clichés sur l'exotisme,
à en perdre la raison, jusqu'au fonds du puits du Jouir,
où l'auteur retrouve intacte sa seringue de morphinomane.
Quelle traque ! Quelle enquête,
mystique et géographique ! Bretagne, Hollande, Danemark,
Panama, Martinique, Tahiti, et les lointaines mers du Sud, avec
pour compagnons, les peintres, les créanciers, les marchands
du culte, des vahinés, l'océan, la solitude. Un
Gauguin affairiste courant après la vente ? Un Gauguin
père de famille, abandonnant ses cinq enfants à
Copenhague ? Un Gauguin réconcilié avec lui-même,
peintre apaisé, dont la main fut guidée par les
dieux Maori ? Quel est le vrai Gauguin ? Et si son
appétit pour l'ailleurs, pour « le grand Divers »
cachait une autre faim ? Comme l'écrivit Gauguin :
« On rêve et on peint tranquillement ».
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LE FIGARO LITTÉRAIRE, 25 octobre 2001 : […]
Plusieurs biographies ont été
consacrées au peintre. Coatalem s'en démarque.
Il est le compagnon intime de Gauguin. On dirait un petit-fils
feuilletant les papiers de famille afin de revivre avec tendresse
l'existence tumultueuse et passablement scandaleuse d'un ancêtre
génial et sulfureux. Aussi bien l'auteur mêle-t-il
sa propre recherche et l'itinéraire de l'homme qu'il admire
et qu'il aime.
Au hasard de ses reportages,
il va contempler les œuvres exposées à New-York,
Tokyo, Saint-Pétersbourg, Munich ou Buenos Aires, où
est accrochée Vahine no te miti ...
[…]
Jean-Michel Barrault
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LE MONDE DES LIVRES, 16 novembre 2001 : […]
On pourrait épiloguer
sur les raisons qui font que Coatalem écrit ce livre sur
ce peintre aujourd'hui. Sans doute en est-il de biographiques,
que l'auteur désigne explicitement : il est breton,
il a vécu son enfance en Polynésie. Si fortes ont-elles
été pour lui, elles ne sont cependant que circonstancielles.
On peut se plaire à en imaginer d'autres. La société
occidentale du dernier tiers du XIXe siècle ressemble
par bien des points à l'actuelle : uniquement préoccuppée
d'augmenter sa prospérité matérielle, elle
asservissait le reste du monde et ne tolérait que d'honnêtes
serviteurs et des artistes aimables pour décorer ses intérieurs.
Nous en sommes à peu près au même point.
Donc Gauguin, sa peinture et ses colères sont nécessaires.
Philippe Dagen
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COMPLÉMENT
BIBLIOGRAPHIQUE
- « Je suis dans
les mers du Sud », Paris : Librairie générale
française (Le Livre de poche, 15547), 2003
- « Les beaux horizons », Paris : Le Dilettante, 1997
- « Le gouverneur d'Antipodia », Paris : Le Dilettante, 2012
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| mise-à-jour : 4 janvier 2012 |

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