La France a créé
une École des Beaux-Arts à Tananarive en 1922 ;
la première exposition d'art contemporain y fut
organisée quelques années plus tard. Peut-on dater
de cette époque une réelle rupture avec l'art
colonial qui fleurissait depuis le XIXe siècle ?
Hemerson Andrianetrazafy n'aborde
pas seulement la question sous l'angle de l'esthétique
; il emprunte à l'histoire et à la sociologie pour
mettre en évidence une lente transition dans les décennies
qui suivent 1922 mais, semble-t-il, au profit d'un académisme
sans originalité, souvent bridé par le désir
de satisfaire l'attente d'acheteurs en quête d'un exotisme
qui ne dérange pas.
L'ouvrage (abondamment illustré)
permet une approche de quelques figures représentatives
de ces années d'évolution : Razanamaniraka, Robert
Rasolomanitra, Alfred Razafinjohany.