Etienne Ahuroa [Jean-Marc Pambrun]

Les Parfums du silence

Éd. Le Motu

Papeete, 2003

bibliothèque insulaire 
    
peintres des îles
édité à Tahiti
livres sur les Marquises
Gauguin
parutions 2003
6ème édition du Prix du Livre Insulaire (Ouessant 2004)
Prix « Fiction »
Les Parfums du silence / Etienne Ahuroa. - Papeete : Le Motu, 2003. - 95 p. ; 21 cm.
ISBN 2-915105-08-1

RÉSUMÉ : Les Parfums du silence met en scène huit Marquisiens (trois femmes, cinq hommes) qui évoquent à leur manière les circonstances de la mort de Paul Gauguin, de la veillée funèbre et de l'enterrement de son corps.

Au-delà de l'événement qui révèlera notamment que leur désir de participer aux obsèques du peintre a été singulièrement contrarié, ils parlent entre eux de l'homme, du souvenir qu'il leur laisse déjà, des Blancs et, avant tout, d'eux-mêmes.

DÉCOUPAGE : Trois actes et un épilogue rythment le cours du temps entre la mort de Paul Gauguin et les heures qui suivent son enterrement.

Premier ActeQui sommes-nous : Les instants qui suivent l'annonce de la mort de Gauguin par Tioka, son meilleur ami (certains auteurs disent que c'est Kahui ; pour la commodité de l'organisation de la mise en scène, l'auteur a opté pour Tioka). Au cours du premier acte, tous les personnages entrent successivement en scène ; ils expriment ce qu'ils étaient pour Gauguin et ce que Gauguin est pour eux.

Second ActeD'où venons-nous : La veillée funèbre et l'enlèvement du corps de Gauguin durant la nuit par l'Église. Les hommes restent dans la cour ; ils parlent entre eux. Les femmes vont et viennent entre la chambre et la cour ; elles parlent entre elles.

Troisième ActeQue sommes-nous : Les préparatifs en vue de l'inhumation. Retards et précipitation. Les personnages vont et viennent et disent ce qu'ils sont pour eux-mêmes.

ÉpilogueOù allons-nous : Les instants qui suivent l'inhumation. Ce que les Marquisiens pensent de ce qu'il adviendra de Gauguin et d'eux-mêmes.

PERSONNAGES

TIOKA : La cinquantaine, Tioka est le plus proche voisin de Paul Gauguin. Charpentier, il a construit sa maison et est devenu son ami le plus fidèle et le plus attentionné. Diacre de la minuscule communauté protestante de l'île, il est l'intermédiaire entre Paul Gauguin et le pasteur Vernier.

KAHUI : Neveu de Tioka, l'un des « domestiques » de Paul Gauguin, chargé de faire la cuisine. Kahui a près de quarante ans.

MATAHAVA : Un autre « domestique » de Paul Gauguin, jardinier. Il a une vingtaine d'années.

MARIE-ROSE : Compagne de Gauguin entre novembre 1901 et juillet 1902. Elle a quatorze ans quand il l'installe chez lui. Elle mettra au monde une fille prénommée Tahiatikaomata.

HENRIETTE : Deuxième compagne de Paul Gauguin après le départ de Marie-Rose. Elle a quinze ans. Elle fut la servante éconduite de monseigneur Martin.

TOHOTAUA : La fille de Kahui, modèle préféré de Paul Gauguin. Elle a une vingtaine d'années.

HAAPUANI : Quarante ans, modèle de Gauguin, c'est le mari de Tohotaua. Danseur et sorcier le plus réputé de l'île. Maître de la parole dans la pièce.

TIMO : Le fils adoptif de Tioka. C'est un adolescent.

Pourquoi Etienne Ahuroa [Jean-Marc Pambrun] a-t-il choisi d'écrire sur Paul Gauguin ?

« Le 8 mai 2003, le monde occidental a commémoré le centenaire de la disparition de Paul Gauguin. Pour sa part, la Polynésie française lui a rendu un hommage marqué par un curieux mimétisme ; en effet, depuis une quinzaine d'années, Paul Gauguin est l'objet de colloques, de rencontres et d'expositions organisés à Tahiti à l'initiative de la petite communauté métropolitaine ou d'origine française captivée par la vie et l'œuvre du peintre plus qu'à celle des Polynésiens eux-mêmes.
L'intention première, pour l'occasion, est donc de rendre aux Polynésiens la part d'eux-mêmes qui est contenue dans l'œuvre de Gauguin, en mettant en scène le regard que les autochtones ont pu poser sur Gauguin, sa vie et son art et en rappelant, en parallèle, la vision que les Marquisiens avaient d'eux-mêmes, de leur culture et de leur histoire.
C'est d'abord un hommage aux Marquisiens, puis un hommage à Gauguin ; mais ce sont les Marquisiens eux-mêmes qui le lui rendent. »

L'auteur précise : « L'ultime intention de cette pièce (mais ce qui est final n'est-il pas premier ?) est de restituer aux Marquisiens le mythe qu'est Gauguin. Un mythe dont ils ont été bien involontairement à la fois les sujets et les créateurs ».

COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • « Les parfums du silence » nouv. édition sous le nom de Jean-Marc Pambrun, Papeete : Le Motu, 2009
Sur le site « île en île » : dossier Jean-Marc Pambrun

mise-à-jour : 27 février 2011
Né à en 1953, Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun
est mort à Paris le 12 février 2011.

André Marere © To'u fenua e motu
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