La voix / Arnaldur Indridason ; trad. de
l'islandais par Eric Boury.
- Paris : Éd. Métailié, 2007.
-
329 p. ; 22 cm. - (Bibliothèque
nordique).
ISBN 978-2-86424-600-8
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NOTE DE L'ÉDITEUR
: Le Père Noël a été
assassiné juste
avant le goûter d’enfants organisé par
l’hôtel de luxe envahi de touristes, alors
s’il vous
plaît, commissaire, pas de vagues. C’est mal
connaître le commissaire Erlendur.
Déprimé par les
interminables fêtes de fin d’année, il
s’installe à l’hôtel et
mène son
enquête à sa manière rude et chaotique.
Les visites
de sa fille, toujours tentée par la drogue, ses mauvaises
fréquentations, permettent au commissaire de progresser dans
sa
connaissance de la prostitution de luxe, et surtout il y a cette jolie
laborantine tellement troublante qu’Erlendur lui raconte ses
secrets.
Le Père Noël était portier et occupait
une petite
chambre dans les sous-sols depuis vingt ans, la veille on lui avait
signifié son renvoi. Mais il n’avait pas toujours
été un vieil homme, il avait
été Gulli, un
jeune chanteur prodige, une voix exceptionnelle, un ange. Le 45 tours
enregistré par le jeune garçon, cette voix venue
d’un autre monde, ouvre la porte à des
émotions et
des souvenirs, à des spéculations de
collectionneurs,
à la découverte des relations difficiles et
cruelles
entre les pères et les fils.
Arnaldur Indridason est
né à Reykjavik en 1961.
Diplômé en histoire, il est journaliste et
critique de cinéma. Il est l'auteur de six romans noirs,
dont plusieurs sont des best-sellers internationaux. Il vit
à Reykjavic avec sa femme et ses trois enfants.
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| EXTRAIT |
Quand
Elinborg rentra de Hafnarfjördur en fin
d'après-midi, elle
alla directement à l'hôtel faire un compte-rendu
à
Erlendur.
Elle monta jusqu'à son étage, frappa à
sa porte
mais, n'obtenant aucune réponse, elle frappa une seconde
fois,
puis une troisième. Elle allait rebrousser chemin quand la
porte
s'ouvrit et Erlendur la fit entrer. Il s'était assoupi,
plongé dans ses pensées, et avait l'esprit
ailleurs quand
Elinborg se mit à lui raconter ce qu'elle avait
découvert
à Hafnarfjördur.
Elle avait interrogé l'ancien directeur de
l'école
primaire, un très vieil homme qui se souvenait fort bien de
Gudlaugur et qui lui apprit en outre que sa femme,
décédée il y avait maintenant une
dizaine
d'années, avait été très
amie avec la
mère du petit garçon. Grâce
à l'aide du
directeur, elle avait retrouvé trois des camarades de classe
de
Gudlaugur qui vivaient toujours à Hafnarfjördur.
L'un d'entre eux avait assisté au concert du
Cinéma
municipal. Elinborg avait interrogé les anciens voisins de
la
famille à Hafnarfjördur ainsi que les gens qui les
avaient fréquentés dans le temps.
— Nul n'a le droit de se démarquer dans cette
nation
naine, regretta Elinborg en s'asseyant sur le lit. Personne n'a le
droit d'être différent.
p. 142 |
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COMPLÉMENT
BIBLIOGRAPHIQUE
- « Röddin », Reykjavík : Forlagið, 2002
- « La voix », Paris : Points (Points, Policier, 1831), 2008
- « La
cité des jarres »,
Paris : Métailié (Bibliothèque nordique), 2005 ;
Métailié (Suite nordique, 115), 2006
- « La
femme en vert », Paris :
Métailié (Bibliothèque nordique), 2006
- « L'homme du lac », Paris : Métailié (Bibliothèque nordique), 2008
- « Hiver arctique », Paris : Métailié (Bibliothèque nordique), 2009
- « Hypothermie », Paris : Métailié (Bibliothèque nordique), 2010
- « Bettý », Paris : Métailié (Bibliothèque nordique), 2011
- « La rivière noire », Paris : Métailié (Bibliothèque nordique), 2011
- « La muraille de lave », Paris : Métailié (Bibliothèque nordique), 2012
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| mise-à-jour : 17 mai 2012 |

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